Le Centre

Fondé en Guinée,
au service de la Guinée.

Le Centre Africain de Données et d'Intelligence (CADI) est un centre de réflexion et d'études stratégiques basé à Conakry, indépendant, dédié à l'évaluation rigoureuse de l'impact des politiques publiques et des grands projets — mines, agriculture, infrastructures, énergie.

Vision

Faire de la donnée le socle de toute décision publique majeure en Afrique de l'Ouest.

Mission

Produire des données primaires, évaluer les politiques, anticiper les ruptures, former les décideurs.

Valeurs

Indépendance, rigueur scientifique, transparence, utilité pour les populations, éthique.

Notre vision

Éclairer la décision publique
par la donnée, l'analyse et la prospective.

Le CADI ambitionne de devenir, à l'horizon 2031, la référence ouest-africaine de la production de données primaires, de l'évaluation rigoureuse des politiques publiques et de l'analyse prospective des grandes transformations économiques, sociales et environnementales du continent.

Nous croyons qu'une démocratie économique exige des chiffres partagés et incontestés. Que les populations africaines, les administrations et les opérateurs privés ont besoin d'un tiers de confiance scientifique capable de mesurer, sans complaisance ni parti pris, ce que les politiques publiques et les grands projets changent réellement dans la vie des gens.

Notre vision est celle d'un continent où l'analyse stratégique cesse d'être systématiquement sous-traitée à Washington, Londres ou Paris — où les Africains produisent enfin, depuis l'Afrique, l'intelligence dont l'Afrique a besoin.

Plan stratégique 2026 — 2031

Nos objectifs

01

Combler le déficit guinéen de données

Constituer, par enquêtes propres, une base de données socio-économique de référence sur la Guinée — ménages, entreprises, territoires miniers, agriculture, jeunesse — actualisée en continu et accessible aux décideurs comme aux chercheurs.

02

Évaluer l'impact réel des grands projets

Mesurer indépendamment ce que Simandou, l'exploitation de la bauxite, le Transguinéen et les 122 mégaprojets de Simandou 2040 changent concrètement pour les populations de Boké, Boffa, Beyla, Kérouané, Faranah, Forécariah et au-delà.

03

Anticiper les ruptures stratégiques

Produire une intelligence prospective sur les chocs climatiques, démographiques, géopolitiques et technologiques qui redessineront la trajectoire de la Guinée et de la sous-région à l'horizon 2030-2040.

04

Sécuriser la Licence Sociale d'Opérer

Accompagner les opérateurs miniers et les régulateurs avec CADI-SIMI et CADI-Pulse pour transformer la donnée sociale en pilotage opérationnel, prévenir les conflits et faire de la transparence un actif stratégique.

05

Former une génération africaine d'analystes

Renforcer les capacités des administrations, des cadres et des chercheurs africains à produire, lire et utiliser la donnée. Faire de Conakry un pôle régional de formation en data science appliquée aux politiques publiques.

06

Déployer une infrastructure souveraine

Bâtir un Data Lake africain qui héberge, sécurise et valorise les données guinéennes en Guinée — avec les standards les plus exigeants d'éthique, d'anonymisation et de traçabilité.

07

Étendre l'action à l'Afrique de l'Ouest

À partir du siège de Conakry, ouvrir des antennes au Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Sierra Leone, Liberia et Burkina Faso d'ici 2031 pour répliquer la méthodologie CADI aux enjeux des pays voisins.

08

Innover par l'intelligence artificielle

Faire de l'IA un levier d'analyse au service du bien public africain — détection des signaux faibles, NLP des verbatim communautaires, modèles prédictifs des risques sociaux, dashboards décisionnels temps réel.

Nos fondateurs

Une vision portée à deux voix

Portrait de Moussa DIOUMESSY, Directeur Général du CADI
Directeur Général

Moussa DIOUMESSY

Stratège et bâtisseur institutionnel, Moussa Dioumessy pilote la direction générale du CADI : vision stratégique, partenariats publics et privés, déploiement opérationnel et représentation institutionnelle du Centre en Guinée et en Afrique de l'Ouest.

Portrait de Cheick Tidiane CAMARA, Directeur Technique & du Développement du CADI
Directeur Technique & du Développement

Cheick Tidiane CAMARA

Architecte des plateformes du CADI, Cheick Tidiane Camara conduit le développement technologique du Centre : infrastructure data, intelligence artificielle propriétaire (CADI-Pulse), outils d'évaluation et systèmes d'information décisionnels.

Mot des co-fondateurs

« La Guinée vit l'un de ces moments où l'histoire s'accélère. »

Le 11 novembre 2025, notre pays a lancé officiellement l'exploitation de Simandou, le plus grand gisement de fer à haute teneur inexploité au monde. Dans le même temps, nos exportations de bauxite atteignaient un rythme annuel proche de 200 millions de tonnes, faisant de la Guinée le premier fournisseur mondial. Le programme Simandou 2040 ambitionne 122 mégaprojets et la multiplication par cinq de notre PIB en quinze ans. Le RGPH4 a établi que nous sommes désormais plus de 17,5 millions de Guinéens.

Jamais notre pays n'a brassé autant de ressources, engagé autant de chantiers, nourri autant d'espoirs. C'est précisément pour cela que nous avons créé le CADI. Au contact des administrations, des bailleurs, des zones minières et des systèmes de données, nous avons partout buté sur le même paradoxe : plus les montants en jeu grandissent, moins on mesure ce qu'ils changent réellement dans la vie des populations.

Qui sait précisément ce que deux décennies de boom de la bauxite ont changé pour les ménages de Boké et de Boffa ? Qui mesurera, demain, ce que les milliards de Simandou changeront pour les habitants de Beyla, de Kérouané, de Faranah, de Forécariah et des territoires traversés par le Transguinéen ? Aujourd'hui, personne n'est institutionnellement équipé pour le faire de manière indépendante, permanente et rigoureuse. L'essentiel de l'analyse stratégique sur notre pays s'écrit encore à Washington, Londres ou Paris.

Le CADI est notre réponse à ce vide : un centre guinéen, installé à Conakry, qui produit des données fiables par ses propres enquêtes de terrain, évalue en toute indépendance l'impact des politiques publiques et des projets miniers, et anticipe les ruptures à venir.

Ce que la Guinée — et au-delà, les pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Sierra Leone, Liberia, Burkina Faso) — peuvent en attendre est concret : une mesure indépendante des retombées des grands projets sur les territoires ; une capacité africaine à produire des données et des analyses qui cessent d'être sous-traitées hors du continent ; un dialogue apaisé entre États, opérateurs et communautés, fondé sur des chiffres partagés ; une montée en compétence des administrations et des cadres locaux ; et, in fine, des politiques publiques mieux ciblées, plus efficaces, au service réel des populations.

Moussa DIOUMESSY  · Cheick Tidiane CAMARA
Co-fondateurs du CADI — Conakry

Théorie du changement

Le CADI fait le pari qu'en réduisant l'asymétrie d'information entre acteurs publics, entreprises et communautés, on transforme la qualité du débat public et la performance opérationnelle des projets. La donnée n'est pas une fin : c'est le fondement d'un dialogue constructif, d'une atténuation prédictive des risques et, in fine, d'un développement partagé.